Alien: Isolation

Disclaimer : je n’ai vu aucun film Alien. Je n’ai jamais été fan d’horreur, peut-être depuis ce jour fatidique de 1998 et l’anniversaire de mon grand frère à qui ça faisait tellement plaisir qu’on aille voir le film X-Files au cinéma en famille, alors que je n’avais que 10 ans… Je n’ai terminé Resident Evil que récemment, dans sa version remake, et avec toutes les lumières allumées.

Mais entre les critiques très positives, les conseils enthousiastes de mes collègues, et le fait que c’est une référence assumée de notre dernier jeu Species: Unknown (#auto-promo !), j’étais très curieux de tester Alien: Isolation. Sur ma pause dej. De jour. Entouré de mes collègues dans l’open space.

Ohé, ohé, ingénieure abandonnée

Alien: Isolation se passe 15 ans après les évènements du 1er film. Amanda Ripley apprend que la boite noire du Nostromo a été retrouvée et pourrait lui permettre d’enfin savoir ce qui est réellement arrivé à sa mère portée disparue. Amanda se joint donc au petit groupe envoyé par la corporation Weyland-Yutani pour récupérer la précieuse boite sur la station Sébastopol. Mais à leur arrivée, ils trouvent la station endommagée et ne parviennent pas à la joindre par radio. Obligés de tenter une sortie extra-véhiculaire pour trouver une entrée, le petit groupe est séparé par une explosion.

Les ambiances lumineuses sont sublimes et angoissantes à souhait !

C’est donc dans la peau d’Amanda que l’on entre seul dans la station Sébastopol. On apprend rapidement que la station était en cours de liquidation, et que les quelques personnes encore présentes ont commencé à se battre pour le peu de ressources restantes. Les communications vers l’extérieur sont coupées, et le personnel synthétique contrôlé par l’IA da la station semble hostile à l’idée de les rétablir. Et pour couronner le tout, une mystérieuse (sauf si vous avez lu le titre du jeu) créature rôde dans les conduits de ventilation…

Dans l’espace, tout le monde vous entendra courir

Alien: Isolation est un jeu d’horreur à la première personne qui mélange les genres. La boucle macro reprend les principaux codes du survival horror : on progresse dans la station Sébastopol en trouvant des outils permettant d’ouvrir de nouveaux chemins. On ne dispose que d’un inventaire limité qu’il faudra utiliser à bon escient. Mais quand on entre dans une salle ou des ennemis sont présents, on passe alors dans une boucle micro d’infiltration. Le but du jeu devient alors de trouver le bon chemin vers la sortie en prenant en compte les déplacements et angles de vue des ennemis, les zones permettant de se cacher, les conduits dans lesquels se glisser. On dispose de leurres, de fumigènes et de grenades aveuglantes pour créer des diversions et éviter une confrontation directe, car les munitions sont rares et la barre de vie est courte.

L’ennui dans les jeux vidéo, c’est qu’on voit très souvent la dernière chose qu’on voit avant de mourir…

Le xénomorphe est la pièce maîtresse pour pousser ce gameplay, car être repéré conduit quasi-systématiquement à un game over. Il est insensible à la plupart de nos armes, nous rattrape sans effort à la course, peut ramper dans les conduits et ouvrir les casier s’il nous voit y entrer. Progresser dans Sébastopol sans se faire attraper constitue la boucle de gameplay principale du jeu, la sensation d’impuissance face à l’alien et la rapidité avec laquelle la mort survient à la moindre erreur étant les moteurs de la peur.

Je suis la mère du monstre

Alien: Isolation a été pour moi avant tout une masterclass de mise en scène. Un très gros travail a en effet été fourni sur l’intelligence artificielle du xénomorphe, afin de lui donner toute sa place de monstre de cinéma. D’une part, l’alien lui-même peut adopter toute une variété de comportements en réaction à divers stimuli, et même apprendre des actions du joueur. Par exemple, cachez-vous systématiquement dans les placards et il commencera à tous les ouvrir pour les fouiller. Cela oblige le joueur à varier ses actions et réfléchir activement à ses options.

Mmmmh, mon détecteur de mouvement indique qu’il y a quelque chose devant moi…

D’autre part, un système omniscient (justement appelé “Director”), qui sait à tout moment où se trouve le joueur, est chargé de réguler la menace qui pèse sur le joueur. Si vous avez l’impression d’être tranquille, le Director n’hésitera pas à cafter à l’alien pour qu’il vienne patrouiller dans votre secteur, vous obligeant à vous cacher. Et inversement, si ça fait trop longtemps que vous ne pouvez plus faire un pas de peur d’être repéré, le Director enverra l’alien voir ailleurs pour vous permettre de souffler un peu.

En bref

Pour le joueur : flippant !

Alien: Isolation est un excellent jeu d’horreur qui mettra vos nerfs à rude épreuve ! Ses gros points forts étant son ambiance et sa mise en scène, qui ont été salués par les nostalgiques du premier film. L’IA de l’alien est une masterclass qui vous demandera réflexion et adaptation. Un monstre tellement iconique qu’on pourra reprocher certaines longueurs dans les scènes où il est absent (mais qui seront bienvenues pour souffler un peu !)

Pour le daron : à l’ancienne

Si Alien: Isolation n’est pas trop long (comptez entre 15 et 20h) et est très bien rythmé dans l’ensemble, attention à la durée des sessions. Dans le pur style survival horror, les points de sauvegarde sont assez espacés et passer de l’un à l’autre nécessitera parfois de franchir plusieurs pièces et couloirs en évitant l’alien, chose qu’on accomplit rarement du premier coup !

Le mot de la fin

Tu aimes les films d’horreur ?