Peak

Retour de vacances avec un jeu issu des bonnes résolutions 2025/2026 (oui, on fait les bonnes résolutions en été pour l’année scolaire, et au passage je vous recommande le YearCompass). Avancer dans mon backlog et le partager ici a été une des sources de satisfaction de l’année passée, et j’ai bien l’intention de continuer ! Et si je vais rester éloigné des jeux multi compétitifs trop chronophages, je compte me réserver quelques soirées de temps en temps pour une session multi en ligne et découvrir la tendance coop/fun du moment. Alors faites vos valises, et n’oubliez pas vos boissons énergisantes : c’est parti pour Peak !

Vivre ensemble, ou mourir seul

Peak est un jeu multi coopératif (jouable aussi en solo) sorti en 2025 et développé conjointement par les studios Aggro Crab (derrière Another Crab’s Treasure, clairement dans mon backlog) et Landfall (les maîtres du moteur physique délicieusement éclaté au sol, avec notamment Totally Accurate Battle Simulator). On y incarne un touriste dont l’avion s’écrase sur une île déserte. L’objectif sera donc d’atteindre le point culminant de l’île pour envoyer un signal de détresse et être secouru.

On y va ? On y va !

Équipés de ce qu’on pourra trouver dans les valises éparpillées de l’avion, il faudra d’abord escalader les falaises de la côte. On atteindra ensuite une jungle où il faudra se méfier des ronces toxiques et des pluies diluviennes rendant les parois glissantes. Puis, selon la rotation quotidienne de l’environnement, soit une montagne enneigée balayée par des rafales de vent glacial, soit un désert au soleil brûlant, dans les deux cas un environnement où il conviendra de s’abriter à intervalle régulier. Vient ensuite la caldera et ses pics de roche volcanique qu’il faudra franchir en surveillant les changements de niveau de la lave. Enfin, l’intérieur de la cheminée du volcan, dans laquelle les corniches sont rares et la moindre chute fatale. Si vous êtes encore vivant à ce stade, félicitations ! Vous avez atteint le point culminant de l’île, vous pouvez embarquer dans l’hélicoptère de secours et terminer la partie.

4, 8, 15, 16, 23, 42

Le jeu démarre à l’aéroport, qui fera office de lobby pour attendre que vos compagnons rejoignent la session. Ca sera l’occasion de se familiariser avec les contrôles du jeu, la zone d’embarquement étant bizarrement munie d’un petit mur d’escalade pour passer le temps, ainsi que de divers objets à ramasser et lancer. Détail malin, la personnalisation de votre avatar vous demandera également d’apprendre la gestion de l’inventaire, puisque pour y accéder il faudra sortir votre passeport de votre poche et l’ouvrir. Une fois que tout le monde est là, il ne reste qu’à embarquer pour être directement transporté sur l’île juste après le crash.

Malgré ses graphismes simplistes, Peak propose tout de même de beaux moments “Waouh!” lors de la découverte de chaque nouveau biome

L’interface de Peak est claire et minimaliste : outre un inventaire de 3 emplacements, il n’y a qu’une barre d’endurance à surveiller. Le but principal étant d’éviter qu’elle se vide entièrement en pleine escalade, sinon c’est la chute. On comprend rapidement un autre aspect de son fonctionnement : tout effet négatif (encombrement, faim, blessures etc…) empiète sur la barre et réduit l’endurance disponible. On peut alors transporter de la nourriture ou des objets de soin pour se rétablir si l’endurance disponible devient trop faible, mais Peak est avant tout un jeu multi coopératif, et c’est avant tout l’entraide qui permettra de poursuivre l’ascension malgré tout. Une touche permet en effet de tendre la main vers un joueur pour le tirer vers soi et l’aider à atteindre une corniche. Je n’ai pas testé le jeu en solo, mais j’ai du mal à imaginer qu’il soit possible de le finir sans ça ! Si on se retrouve à terre parce que notre barre d’endurance est entièrement recouverte par des handicaps, il sera toujours possible pour un allié soit d’utiliser un objet pour nous soigner, soit de nous porter.

“We have to go back!”

Grâce à ses mécaniques de coopération, Peak réussit son pari et devient une source inépuisable de moments mémorables. Chaque partie est avant tout une aventure partagée, faite d’entraide, de sauvetages in-extremis, de chutes mortelles voire de trahison et d’abandon. Et le jeu est généreux en outils permettant de créer ces moments : pièges que l’on peut déclencher plus ou moins volontairement, canon à aventurier pour les tentatives désespérées, en passant par la trompette qui n’a aucune utilité autre que d’en jouer pour agacer les autres… Et bien sur, que serait un jeu indépendant multi sans un moteur physique parfois un peu aux fraises, dont les bugs font partie intégrante de l’expérience !

Tiens bon, Nick!

Ajoutons à cela un peu de variété entre les parties puisque la disposition de l’île change quotidiennement, et on obtient un jeu pour lequel on planifie volontiers la prochaine session pour de nouvelles aventures. D’autant plus que le jeu flatte les complétionnistes en rendant les succès obtenus visibles sur votre avatar sous forme de badges de scout. Et il y en a un bon nombre, du plus évident (franchir un biome) aux plus absurdes (jouer de la trompette pour un capybara) !

En bref

Pour le joueur : des barres de fun

Peak fait partie de ces jeux multi basés sur un concept fort et sur l’espoir que les joueurs en feront quelque chose, ce qu’on pourrait qualifier de “jeux à stream”. Et ça marche ! On met volontiers de côté les graphismes minimalistes et les bugs pour se concentrer pleinement sur l’expérience partagée. On échange nos connaissances sur les champignons bons à manger, on se guide, on se tient la main, on galère ensemble, et on passe un bon moment. Un jeu terriblement efficace pour une soirée entre copains !

Pour le daron : du partage

Si Peak est jouable en solo, je doute que l’expérience soit aussi plaisante que d’être à 4 sur un serveur vocal à s’échanger des bons (et de mauvais !) conseils. Comptez toutefois une bonne heure et demie pour terminer l’ascension, plus temps additionnel inhérent à tout jeu multi pour que tout le monde soit là avec la dernière version du jeu et un micro qui marche ! Alors prévoyez votre soirée, couchez les enfants, préparez vous un setup où vous pourrez utiliser le vocal intégré, et lancez-vous. L’aventure en vaut la chandelle !

Le mot de la fin

Un grand merci à Nexl qui m’a carry à chaque partie !